Il t’a dit « je réfléchis ». Ou il a simplement arrêté de répondre.
Tu as une offre sérieuse. Tu sais qu’il en a besoin. Et tu ne veux pas passer pour quelqu’un qui harcèle — alors tu n’envoies rien. Tu attends. Et la vente ne se fait pas.
C’est l’erreur que je vois chez 80% des entrepreneurs qui me contactent. Pas un problème d’offre. Pas un problème de prix. Un problème de relance.
Je m’appelle Mike Troy. Ça fait 10 ans que j’écris des emails — pour moi et pour mes clients. J’ai accompagné des entrepreneurs de 0 à 30k€ de CA mensuel avec des emails de 250 mots. Et dans 90% des cas, les ventes qui n’ont pas eu lieu ne manquaient pas d’une meilleure offre. Elles manquaient d’une relance bien écrite.
Dans cet article, je te donne ma séquence de 3 emails de relance — avec les exemples exacts, le timing entre chaque, et ce qu’il ne faut surtout pas faire.

Pourquoi la relance ne fonctionne pas (et ce n’est pas ce que tu crois)
La plupart des relances échouent pour une seule raison : elles sentent le désespoir.
« Je voulais juste savoir si tu avais eu le temps de réfléchir. » « Tu m’as oublié ? » « Je suis toujours disponible si tu veux. »
Ce type de message envoie un signal clair : tu as besoin de lui plus qu’il n’a besoin de toi. Et c’est immédiatement disqualifiant.
Une bonne relance ne supplie pas. Elle apporte quelque chose. Une information nouvelle, une preuve sociale, une limite de temps réelle, une ouverture différente. Elle repart du problème du prospect — pas de ton besoin de conclure.
La différence entre une relance qui vend et une relance qui agace, c’est exactement ça.
Le timing : quand envoyer chaque email
Avant les exemples, le cadre.
| Délai depuis le dernier contact | Objectif | |
|---|---|---|
| Email 1 | J+3 | Rouvrir la conversation naturellement |
| Email 2 | J+7 après email 1 | Apporter une preuve ou une info nouvelle |
| Email 3 | J+5 après email 2 | Fermer proprement — dans un sens ou dans l’autre |
Trois emails maximum. Au-delà, tu n’es plus en train de relancer — tu harasses. Et un prospect harcelé ne reviendra jamais.
Email 1 — Rouvrir la conversation (J+3)
L’objectif de ce premier email : ne pas avoir l’air d’une relance.
Pas de « suite à notre dernier échange ». Pas de « comme convenu ». Juste une raison naturelle de reprendre contact — une observation, une info utile, quelque chose de concret lié à son problème.
Objet : Vu ça et pensé à toi
[Prénom],
Je suis tombé sur quelque chose ce matin qui m’a fait penser à notre conversation.
[Article / stat / cas client court lié à son problème spécifique — 1-2 phrases max.]
Je ne sais pas si c’est utile pour toi là maintenant, mais je me suis dit que ça valait le coup de partager.
On se reparle quand tu veux.
Mike
Pourquoi ça marche : tu repars de lui, pas de toi. Tu apportes de la valeur avant de demander quoi que ce soit. Et la dernière phrase n’est pas une demande — c’est une ouverture sans pression.
Si l’email 1 n’a pas eu de réponse, l’email 2 change d’angle. Tu n’insistes pas — tu amènes un élément nouveau qui justifie de reprendre la conversation.
Le meilleur élément : un résultat concret d’un client qui avait le même problème que ton prospect.
Objet : Ce que [Prénom client] a fait à ta place
[Prénom],
Un client m’a envoyé un message la semaine dernière.
Il était dans la même situation que toi il y a 3 mois — [problème spécifique en une phrase]. On a travaillé ensemble. Résultat : [chiffre concret ou transformation claire].
Je ne dis pas que ce sera exactement pareil pour toi. Chaque situation est différente. Mais le problème de départ était identique.
Si tu veux qu’on regarde ensemble si c’est applicable à ton cas, dis-moi. Sinon, pas de souci.
Mike
Pourquoi ça marche : tu ne parles plus de toi ni de ton offre. Tu parles d’un pair de ton prospect qui a résolu exactement son problème. C’est le déclencheur le plus puissant en B2B et en B2C.

Email 3 — La fermeture propre (J+5)
C’est l’email que personne n’ose envoyer — et c’est précisément pour ça qu’il performe.
L’idée : tu fermes le dossier. Pas par frustration, pas pour faire peur — parce que tu as d’autres clients à accompagner et que tu respectes ton temps autant que le sien.
Cet email génère deux types de réponses : soit le prospect répond et la conversation reprend, soit il confirme que ce n’est pas le bon moment — et tu peux passer à autre chose sans gâcher d’énergie.
Objet : Je ferme ton dossier vendredi
[Prénom],
Je n’ai pas eu de nouvelles depuis un moment, et c’est tout à fait normal — tu as sûrement d’autres priorités.
Je vais fermer ton dossier vendredi pour libérer de la place pour de nouveaux clients.
Si le timing n’est pas bon maintenant, aucun problème. Je te souhaite bonne route.
Et si tu veux qu’on reprenne la conversation avant vendredi, je suis là.
Mike
Pourquoi ça marche : tu crées une limite réelle sans ultimatum agressif. Tu lui montres que tu n’es pas en attente — tu avances. Cette posture est exactement l’inverse du désespoir, et elle déclenche des réponses que les deux emails précédents n’avaient pas réussi à obtenir.
Les erreurs qui tuent tes relances
| Erreur | Ce que ça communique | La correction |
|---|---|---|
| « Je voulais juste savoir… » | Tu attends, tu n’avances pas | Apporte quelque chose de concret |
| Relancer tous les 2 jours | Harcèlement, pas suivi | 3 emails max, espacement respectueux |
| Parler de ton offre dès l’email 1 | Tu penses à toi, pas à lui | Repars de son problème |
| Objet générique « Relance » | Non ouvert | Objet qui pique la curiosité |
| S’excuser de relancer | Disqualifiant | Ton neutre, confiant, sans excuse |
| Plus de 3 emails | Aucune vente ne vaut cette image | Stop à 3, passe à autre chose |
Ce que tu dois retenir
Une relance efficace ne supplie pas. Elle apporte, elle prouve, elle ferme.
Email 1 à J+3 : rouvre la conversation avec de la valeur. Email 2 à J+7 : amène une preuve concrète. Email 3 à J+5 : ferme proprement avec une limite réelle.
Et entre chaque : pas d’excuse, pas de pression, pas de « juste pour savoir ». Un ton neutre, confiant, orienté vers son problème.
C’est ça qui fait la différence entre un entrepreneur qui perd des ventes par peur de déranger — et un entrepreneur qui relance avec méthode et transforme des « je réfléchis » en clients.
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