La plupart des emails de vente ne vendent pas.
Pas parce que l’offre est mauvaise. Pas parce que la liste est froide. Parce que l’email est mal écrit — trop long, trop générique, trop centré sur le produit au lieu d’être centré sur le lecteur.
Je m’appelle Mike Troy. Ça fait 10 ans que j’écris des emails de vente — pour moi et pour mes clients. J’ai accompagné des entrepreneurs de 0 à 30k€ de CA mensuel avec des emails de 250 mots.
Pas des séquences de 15 emails. Pas des tunnels compliqués. Des emails simples, bien écrits, envoyés régulièrement.
Dans cet article, je te donne ma méthode en 5 étapes pour écrire un email de vente qui convertit — avec des exemples concrets à chaque étape.

Étape 1 — L’objet : la seule chose qui compte au début
Ton email peut être le meilleur du monde. S’il n’est pas ouvert, il n’existe pas.
L’objet a un seul rôle : déclencher l’ouverture. Pas expliquer l’offre. Pas résumer le contenu. Juste créer assez de curiosité ou d’intérêt pour que le lecteur clique.
Ce qui marche :
- La curiosité incomplète : « Ce que j’ai découvert en analysant 200 emails de vente »
- Le bénéfice direct : « Comment doubler tes ventes sans augmenter ta liste »
- L’histoire courte : « J’ai failli tout rater à cause de ça »
- Le contre-intuitif : « Pourquoi tes emails trop longs font fuir tes clients »
Ce qui ne marche pas :
- Les objets promotionnels : « PROMO -50% ce weekend seulement !!! »
- Les objets vagues : « Ma newsletter de la semaine »
- Les objets mensongers : promettre quelque chose que l’email ne tient pas
Une règle simple : si tu lis ton objet sans contexte, est-ce qu’il te donne envie d’ouvrir ? Si tu hésites, réécris-le.

Étape 2 — La première phrase : elle doit retenir, pas introduire
La première phrase de ton email est lue par 100% des gens qui l’ouvrent. La deuxième par un peu moins. La troisième encore moins. C’est une cascade — chaque phrase doit donner envie de lire la suivante.
Erreur classique : commencer par se présenter ou contextualiser. « Bonjour, dans cet email je vais te parler de… » — c’est la mort de l’email.
La première phrase doit :
- Entrer dans une conversation que le lecteur a déjà dans sa tête
- Poser une tension ou une curiosité
- Ou annoncer quelque chose d’inhabituel
Exemples :
❌ « Bonjour, j’espère que tu vas bien. Aujourd’hui je voulais te parler de ma nouvelle formation… »
✅ « La semaine dernière, un client m’a envoyé un screenshot. +34 000€ générés en 11 jours. Avec 3 emails. »
✅ « Tu fais probablement cette erreur dans tes emails sans le savoir. »
Étape 3 — Le corps : une idée, un angle, une histoire
C’est là que la plupart des gens se perdent. Ils veulent tout mettre dans un seul email — les bénéfices, les témoignages, les objections, les bonus, la garantie.
Résultat : un email de 1 200 mots que personne ne lit jusqu’au bout.
La règle des emails qui vendent : une seule idée par email.
Pas deux. Pas « je vais vous parler de X et aussi de Y ». Une idée, développée clairement, qui mène naturellement vers ton CTA.
Le format qui fonctionne le mieux : l’histoire courte. Pas une fiction — un fait réel, une observation, une anecdote de client. Les gens lisent les histoires. Ils sautent les argumentaires.
Structure en 3 temps :
- Le problème ou la situation de départ (2-3 phrases)
- Le pivot — ce qui change, ce qu’on découvre (3-4 phrases)
- La leçon ou le bénéfice — ce que ça implique pour le lecteur (2-3 phrases)
Et tu arrives naturellement au CTA.

Étape 4 — Le CTA : un seul, clair, sans honte
Un email de vente a un seul objectif. Un seul. Et donc un seul CTA.
Pas trois liens différents. Pas « clique ici ou là ou encore là ». Un lien, une action, une direction.
Ce qui tue les CTA :
- Être vague : « Pour en savoir plus, clique ici »
- Être timide : noyer le CTA dans le texte sans le mettre en valeur
- Multiplier les options : donner trop de choix paralyse le lecteur
Ce qui fonctionne :
- Être direct : « → Accède à la formation ici »
- Reformuler le bénéfice dans le CTA : « → Je veux doubler mes ventes avec l’email »
- Répéter le CTA une deuxième fois en fin d’email pour ceux qui ont scrollé sans lire
Étape 5 — La longueur : plus court que tu ne le crois
Mes emails les plus performants font entre 150 et 300 mots.
Pas 800. Pas 1 200. 150 à 300 mots.
Pourquoi ? Parce qu’un email court se lit. Un email long se ferme. Et un email fermé ne vend rien.
La longueur ne prouve pas la valeur. La clarté, si.
Test simple : relis ton email et supprime tout ce qui n’aide pas le lecteur à comprendre l’idée principale ou à cliquer sur le CTA. Si une phrase ne fait pas avancer, elle n’a pas sa place.

Les erreurs les plus courantes dans un email de vente
| Erreur | Pourquoi ça tue les ventes | La correction |
|---|---|---|
| Email trop long | Le lecteur décroche avant le CTA | 150-300 mots maximum |
| Plusieurs CTA | Crée de la confusion, paralyse l’action | Un seul lien, une seule direction |
| Centré sur le produit | Le lecteur ne se reconnaît pas | Partir du problème du lecteur |
| Objet générique | Email non ouvert = email inexistant | Curiosité ou bénéfice direct |
| Ton trop formel | Crée de la distance, tue la confiance | Écrire comme à un ami |
| Envoyer seulement pour vendre | La liste se désengage | Valeur régulière + vente ponctuelle |
Un exemple concret d’email de vente (annoté)
Objet : Ce client a généré 34 000€ avec 3 emails ← curiosité + chiffre concret
La semaine dernière, Thomas m’envoie un screenshot. ← entrée directe dans l’histoire
34 000€ générés en 11 jours.
Pas avec une pub Facebook. Pas avec un webinaire de 2 heures. Avec 3 emails. Courts. Simples. Envoyés à sa liste de 1 400 personnes.
Ce qu’il a fait différemment des 6 mois précédents : il a arrêté d’essayer d’être intéressant. Il a commencé à être utile. ← pivot / leçon
Un email qui dit « voilà pourquoi tu perds de l’argent sans le savoir ». Un email qui dit « voilà comment le corriger en 20 minutes ». Un email qui dit « voilà où aller si tu veux que je t’aide à faire pareil ».
C’est ça, un email de vente qui convertit. Pas un argumentaire. Une conversation. ← bénéfice pour le lecteur
→ Si tu veux la même chose pour ta liste, c’est par ici. ← CTA unique, direct
Mike
Ce que tu remarques dans cet email :
- 168 mots
- Zéro présentation, zéro contexte inutile
- Une histoire, une leçon, un CTA
- Le produit n’est jamais mentionné explicitement — la curiosité fait le travail
Ce que tu dois retenir
Écrire un email de vente qui convertit, ce n’est pas une question de talent. C’est une question de structure.
Un objet qui déclenche l’ouverture. Une première phrase qui retient. Un corps court centré sur une idée. Un CTA unique et clair.
Répété régulièrement — pas juste quand tu as quelque chose à vendre — c’est ce qui transforme une liste email en actif qui génère des revenus prévisibles.
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